Si vous entendez parler d'un meurtre...
J'en ai marre. J'en ai ras-le-bol. Non mais, sérieux, les casse-*ouilles nombrilistes aux réactions de gamines de maternelles (et encore) faudrait vraiment les tuer dans l'oeuf. Non mais faut pas
que ça fasse des gosses ces gens-là.
Qu'est ce qu'il se passe ? Oh ben la cantinière de mes deux (neurones), le retour ! Elle c'est un peu comme les psychopathes dans les films : tu crois que tu les as tués mais ça revient encore et
toujours. Pire que les mauvaises herbes.
Comme nos supérieurs ne lui avaient pas exactement donné la réponse qu'elle attendait, elle a tapé encore plus haut. Et c'est reparti pour un tour. Visite aujourd’hui. Alors, genre "je vais te
les déstabiliser pour qu'elles aient l'air de deux cruches qui ne savent pas s'y prendre avec les gosses" : changement de la disposition des tables (tout en long, pour qu'on ne puisse pas
surveiller en même temps les tables de devant et celles du fond contrairement à d'habitude). But : mettre un bordel pas possible dans la cantine. C'était sans compter sur ma franchise naturelle :
pendant que la collègue place tant bien que mal les enfants, j'explique aux supérieurs que c'est la première fois que notre service est disposé de cette manière et leur explique la disposition
habituelle. Du coup, quand elles ont exposé l'idée, l'air de rien, de repositionner la cantine de la façon habituelle, l'autre a eu l'air d'une nouille en se la jouant "les supérieurs ont
toujours de très bonnes idées". Fou rire intérieur garanti.
Cerise sur le gâteau : il a bien fallu que nous lui expliquions devant les supérieurs que nous n'acceptons ni qu'elle nous insulte ni qu'elle nous menace. Changement de couleur, mes amis. Rouge,
très rouge. Bien mûre, sa pomme. Elle ne nous aurait pas insulté. Pas de problème, je n'ai eu aucune difficulté à ressortir la phrase mot pour mot. Pas de démenti ? En plein dans le mille ! Et
puis vous l'auriez vu expliquer devant nos supérieurs que nous devons rester unies devant les enfants sinon ils le sentent. "Ah bon, c'est pas ce que tu as l'air de penser quand tu me hurles
dessus devant les enfants". Oups, ça m'a échappé.
Vilaine ? Oui je sais. Mais je déteste l'hypocrisie. On a beaucoup ri, pendant la récréation, en apprenant de la bouche des enfants que mardi elle n'avait pas trouvé mieux que de leur servir du
"allez les enfants je vais débarrasser votre table" alors que d'habitude c'est "passez moi vos assiettes, vite !". Tout ça parce qu'ils étaient à côté des supérieurs. Et qu'un enfant n'a pas pu
s'empêcher de demander "dis, pourquoi tu nous débarrasses nos tables comme ça alors que d'habitude tu le fais pas ?". Pliée ! Et puis les gosses en ont marre d'elle et de la façon dont elle leur
parle. Il y a même des parents qui veulent écrire des lettres à la mairie parce que là ça suffit. Les enfants parlaient même de faire signer une pétition. Ça serait vraiment con d'en arriver là
mais en dernier recours ça peut être pas mal.
Pour vous dire les choses franchement, je n'en peux plus. Les gamineries, j'en ai ras-le-bol. C'est bien beau de dire devant les supérieurs qu'on doit être unies mais faudrait voir à apprendre ce
qu'est une vraie équipe parce que là il y en a marre, vraiment. Qu'elle reste à sa place, nous on aura pas de mal à rester à la notre. Et puis qu'elle fasse son travail même quand il n'y a pas de
"visite" parce que ça aussi ça commence à bien faire. Faut arrêter de jouer les gamines qui veulent des bons points : à un moment donné il faut assumer sa façon de bosser. Surtout que lorsqu'on
ne croit pas nécessaire de se remettre véritablement en question c'est qu'on travaille déjà très bien au naturel, non ?
J'ai bien failli laisser tomber ce matin. C'est vrai que ça lui ferait bien trop plaisir mais j'avoue que je suis fatiguée de cette situation. Au lieu de voir l'intérêt des enfants on joue à la
guéguerre. Non mais je n’ai pas que ça à faire, franchement. J'en ris maintenant mais je peux vous assurer qu'à 13h30 je n'en riais pas. Je trouve ça lamentable. Je me vois de retour au collège,
à l'âge où les dindes veulent être admirées et sont de vraies garces dès qu'on a un peu d'esprit critique. Quatre ans de ce traitement intensif ça a suffit à me donner des cauchemars alors je
n'ai pas franchement envie de me retrouver à nouveau là-dedans.
Et puis si on pouvait arrêter de me parler de mes "grands mots", ça serait sympa. C'est vrai que "déstabiliser" c'est un très grand mot... Et anticonstitutionnellement, c'est quoi, un livre ?
Oui, j'ai quelques années en plus de mon bac et je lis des livres. Comme si ça faisait de moi une grande intellectuelle ! Bon, d'accord, je l'avoue, je la trouve sacrément conne. Pas parce
qu'elle est cantinière ou que son niveau d'études est inférieur au mien, non, simplement parce qu'elle l'est. C'est aussi bête que ça.
Blablathon