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Había en el jardín una rosa negra, rodeada de espinas, erguida allí donde antes no había nada. Sorprendido, decidió saber algo más de esa flor y no había día que al entrar en su jardín no la visitase, ya que veía como lentamente iba cambiando sus pétalos, su aroma, todo iba madurando, y ello le causaba gran expectación.
La belleza de la rosa negra aumentaba a cada día que pasaba. Bonita como ninguna otra flor en el jardín, cruel con sus espinas, negra y fría como la noche, aquella flor le cautivó como jamás lo había estado antes.

La rosa negra, Jorge Mateo

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Ne vous fatiguez plus à enfoncer des portes. Celles-ci sont ouvertes.

Si vous voulez discuter Littérature, Musique, Cinéma et télévision, Ecologie et végétarisme, Spiritualité, n'hésitez plus les portes sont ouvertes.

Si vous désirez parler de tout et de rien. Si vous recherchez un Coin détente. La Taverne est faite pour vous.

Si les Jeux d'écriture vous intéressent, vous pouvez poster vos Lettres ouvertes, participer à des Ecritures participatives ou vous lancer dans des Role play divers.

Les portes vous sont tellement ouvertes qu'il vous est également permis d'émettre des remarques et autres suggestions, de faire vos annonces. Bref, de participer activement à la construction d'un forum vivant et convivial où l'on prend vraiment en considération votre point de vue (merci Gren, Stella et TST).

Pour une fois que des portes sont ouvertes, qu'on ne vous les refermera pas sur le coin du nez, ne les laissez pas se refermer.
Je me la suis posé longtemps, cette question. Très longtemps. J'ai essayé de voir les choses du côté positif. Ça n'a pas été simple. Il faut un sacré recul pour faire un bilan, aussi petit soit-il.

J'aime cet exercice, faire des bilans. Oui, pour moi c'est un exercice. Certains prendront plutôt ça pour une corvée ou, au moins, pour une chose inutile, une véritable perte de temps. Pour moi, c'est important. Ça me permet de garder la tête froide ou, plutôt, de retrouver mon calme. Ça me permet aussi de voir les choses du côté positif ce qui est très difficile pour moi étant donné que je suis d'un naturel pessimiste. J'ai tendance, dans un premier temps, à voir des montagnes là où il n'y a que de la poussière. Il est vrai qu'être pessimiste permet de ne pas être surpris lorsqu'une tuile nous tombe sur la tête mais c'est tout de même très pesant, et pas uniquement pour l'entourage.

Du coup, je me suis adonnée à mon passe-temps favori en faisant un petit bilan post-obtention de la Licence.

Cette année m'a permis...
... de me montrer moins froide. J'ai toujours fonctionné à l'instinct, certes, mais sans rien montrer de mes sentiments. Toujours vouloir préserver les autres ou ne pas les importuner est peut-être charitable mais n'a rien de positif. Du moins, pour moi. Je suis souvent passée pour une personne froide, prétentieuse, donneuse de leçons, un vrai coeur de pierre. Certes, je suis peut-être un peu tout ça. Mais je suis loin d'être froide et j'ai eu l'occasion de le montrer cette année et de me rendre compte que ce n'est pas pire que lorsque l'on ne dit rien. Au contraire.
... de faire face à mes échecs pour les transformer en réussites.
... de perdre quelques illusions sur la nature humaine. Moi qui croyais les avoir toutes perdues.
... d'apprendre à tenir ma langue. Au lieu de m'emporter pour une chaussette qui traîne, un oubli, une réflexion (etc.) comme je le faisais avant, je choisis de différer pour prendre un peu de recul. Enfin, uniquement s'il s'agit de quelque chose qui n'a pas une grande importance. Les choses vraiment importantes il vaut mieux les régler immédiatement. Différer permet de faire retomber la pression.
... d'apprendre à me taire lorsque je suis fatiguée. Par exemple, vendredi c'était le repas "pique-nique" à l'école. J'étais la seule adulte à avoir payé mon repas. Les autres ont pourtant profité des restes pour se faire des sandwichs avant même que je n'aie pris le mien. Du coup, il ne me restait plus qu'un petit quart de baguette et j'ai dû racler la barquette pour avoir de la sauce pour mon sandwich. En fait, de mon repas je n'ai pu manger que ça parce que la compote et le fromage chauffé par le soleil ça n'est pas vraiment très appétissant. D'autant que j'étais venue en avance aider la cantinière, que j'ai attendu la livraison des repas manquants, que lorsque je suis sortie j'ai aidé à faire les sandwichs qui manquaient et que, du coup, on m'a demandé de prendre un groupe et d'y rester sur un ton que j'ai, sur le moment, identifié comme un reproche mal venu. Cependant, au lieu faire une tête de deux pieds de long (les gosses, eux, n'y sont pour rien), je me suis dit "allez, ma vieille, t'es crevée, t'as mal compris, zen". Et au cas où j'aurais bien compris, pendant qu'elles mangeaient, leurs groupes gigotaient, se levaient, tiraient sur les branches, pendant que le mien se tenait tranquille (et vlan !). Ça m'aura évité une prise de tête sur un (probable) malentendu. Pourtant, normalement, quand je suis vraiment crevée il ne faut pas trop me chercher injustement, j'ai tendance à devenir méchante, à ne plus vraiment faire attention à ce que je dis et à comment je le dis.
... de devenir moins tolérante. Je sais que ce n'est pas forcément positif mais il fallait bien que j'arrête de tolérer tout et n'importe quoi.
... d'être sûre de ce que je veux faire et de pouvoir le faire.
... de faire la différence entre mon désir d'être professeur et mon désir de maternité. En effet, on nous a dit, en cours, qu'un professeur pouvait en venir à voir ses élèves comme ses enfants. Les enfants avec lesquels je travaille, même si j'y suis un peu attachée (c'est normal, j'ai réussi à créer un lien basé sur la confiance avec certains d'entre eux, souvent les plus "difficiles"), ne sont en aucun cas mes enfants. En même temps, je suis aussi loin d'être professeur alors j'ai peut-être encore tout le temps nécessaire pour commencer à confondre enfants et élèves ^^ Alors, certes, je veux des enfants que je ne ferai pas dans l'immédiat pour diverses raisons mais je ne reporte pourtant pas mon envie sur les élèves, ce que je craignais de faire.
... d'apprendre à faire confiance à ma famille (Jo y compris). Même s'ils ont dû faire des efforts pour la gagner, cette confiance, je ne suis plus le seul "pilier" de la famille. Les rôles ne sont plus prédéfinis, chacun prend sa position selon sa situation sur le moment.

Un seul bilan reste à faire : mes besoins spirituels. Où j'en suis et où je vais. Peut-être que je vais quelque part sur ce plan-là aussi. Va savoir. Pourquoi devrait-on garder les mêmes positions toute sa vie, que ce soit sur ce sujet ou un autre ?
Samedi 30 juin 2007
- Par Rosa Negra - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Publié dans : Tiroir à foutoir
Je suis Bac + 3 euh ! Je suis Bac + 3, euh !!!!

Oui, bon, d'accord, ce n'est pas non plus une fin en soi. Et puis d'autres sont allés plus loin, n'est ce pas ?

Mais ce n'est pas grave, je suis contente parce que c'est ce que je voulais. Mais non, mon unique but dans la vie n'était pas d'obtenir ma Licence. Simplement, c'était le passage obligé pour pouvoir faire ce qui me plait vraiment.
Ça ne va pas me manquer, les fichus cours de la fac. Par contre la fac en elle-même... J'avais encore deux trois choses à y faire, tout à l'heure, et je ne pensais pas que ça me ferait cet effet-là. Je me suis dit "ça y est, c'est fini" et j'ai regardé le grand escalier, les vieilles pierres, les statues... Cinq ans derrière moi. La première fois que je suis entrée dans cette fac et la première chose qui est sortie de ma bouche "qu'est ce que c'est beau". C'est vrai qu'il est beau, le vieux bâtiment. Le charme des vieilles pierres.
Je ne pensais pas avoir un tel attachement à cette université. Pourtant, il y en a de plus belles, de plus grandes. Mais j'ai passé cinq ans dans celle-là à essayer d'arriver au but que je m'étais fixée, au premier pallier : obtenir ma Licence.
Et là, j'y suis, j'ai atteint ce but. Je ne dis pas que je regrette de quitter cette fac (quelle organisation de mes deux !), de quitter ces profs (vous m'aurez comprise), mais cinq ans, vous imaginez ? Cinq ans à galèrer, à aller de problèmes personnels qui mènent à l'échec en prises de conscience qui mènent à la réussite. Cinq fichues années. Les cinq meilleures ? Non, peut-être pas. Mais les cinq plus importantes. Celles où j'ai grandi, où j'ai évolué.

Et bientôt le prochain pallier. Celui qui me fait le plus peur mais pour lequel je vais travailler le plus dur : devenir professeur des écoles.
Celui pour lequel je vais faire le plus d'efforts. A commencer par diminuer mes heures de travail pour gagner du temps pour ma préparation. Ce que j'ai fait aujourd'hui, d'ailleurs. A compter de la rentrée prochaine, je n'assurerai plus la sécurité à la barrière tous les matins (ça me faisait perdre entre deux heures et deux heures et quart pour une heure payée). Autant de temps de gagné pour travailler.
Voilà que je ne sais pas à quoi m'inscrire : course ou danse ? Ça fait très longtemps que je n'ai pas couru et ce n'était vraiment pas mon fort, mais la danse...
Littérature jeunesse, c'est quasiment sûr.
Il va me falloir travailler. Très dur. Et je suis prête.
Mais, purée, quelle trouille !
Jeudi 28 juin 2007
- Par Rosa Negra - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Publié dans : Mes amis, mes amours, mes...
Avertissement : cet article ne vise ni à choquer ni à critiquer, simplement à exprimer une vision différente des choses.


C'était l'enterrement de P, aujourd'hui. Sachant ce qui allait se passer, j'ai décidé de ne pas y aller. Mes parents, eux, y sont allés. Sans pour autant entrer dans l'église, pressentant la tournure que les évènements allaient prendre. Ils sont donc restés à la porte de l'église avec les gens de confession différente.

Qu'avions-nous pressenti ? Que nous pourrions plus parler de "l'évènement" que "des évènements".
Nous savions que certaines personnes devaient lire des textes. Tout était prévu. Nous avons dit "aie".
Nous pouvons malheureusement affirmer que nous avons eu raison. Et nous en sommes très déçus, voire choqués, limite scandalisés.

Dans la voiture, pôpa a dit à môman qu'il ne manquerait plus que les gens applaudissent. C'était une boutade... mais il ne croyait pas si bien dire.

Ils ont ramené à la maison un beau programme. Si si, un programme. Un peu comme celui que nous avons reçu pour le festival. A la différence près qu'il s'agissait d'un enterrement et qu'en première page se trouve la photo de P.
Quand nous parlons de programme, s'en est vraiment un. Ça décrit dans l'ordre les différentes interventions à prévoir, ainsi que les musiques. Il y a même les textes des différentes interventions. Et, signalées par une couleur différente, les répliques de l'assemblée (comme au théâtre, les gens avaient leur texte). Les "Amen" et compagnie. Ainsi que l'intervention de la mère de P, la meilleure amie de ma mère, à la fin du livret.

Et les gens ont applaudi. Si si. Puisque ça leur était visiblement demandé.

Je trouve, toutefois, que le pompon c'est l'intervention d'une amie de la mère de P, une nana envahissante qui se prend pour une sorcière et avait préparé les programmes, au sujet de ce qu'il devrait être fait du casque de moto de P. En effet, les parents de P voudraient garder ce casque. Elle n'en démord pas : il ne faut pas, c'est trop négatif, il faut le jeter.
C'est finalement ça, pour moi, le pompon. Depuis quand décide-t-on de la façon dont les gens vont faire leur deuil ? De ce qui est nécessaire ou non ? Lorsqu'il s'agit, de surcroît, d'une personne extérieure à la famille.

Je trouve que tout cela manque cruellement de sincérité, de distinction (pour une cérémonie pompeuse, manquer de distinction c'est le comble), de pudeur. D'autant que c'est une personne extérieure qui a pris en charge tout ce "cinéma". A-t-on besoin, pour aimer quelqu'un, de faire réagir toute l'assistance en coeur au moment choisi ? Les gens ont-ils oublié qu'un garçon de 21 ans était mort pour se mettre à applaudir comme s'ils étaient à un concert ou à un meeting ? Et ces gens qui critiquaient ouvertement les personnes qui n'étaient pas venues, à l'issue de la cérémonie, ne pouvaient-elles pas aller exercer leur langue de vipère ailleurs que sur le parvis d'une église ?
Sont-ce là les grandes et belles valeurs catholiques ?
Faire des programmes que les gens s'arrachent comme "souvenir de la cérémonie". On rappellera que c'est du défunt que l'on doit se souvenir. De qui il était, de ce qu'il représentait pour chacune des personnes présentes.
Faire une cérémonie pompeuse où les gens doivent intervenir quand on le leur demande. Et la sincérité dans tout ça ? Pour mon grand-père, j'ai pleuré quand j'en ai eu besoin et je n'aurais pas supporté qu'on me dise quand pleurer. C'est quoi, ce cinéma ? Quant aux textes lus, aux "lettres" écrites au défunt, m'est avis que lorsqu'on a quelque chose sur le coeur on n'a pas besoin d'une centaine de témoins pour le faire. Ni d'une "musique d'ambiance". Où sont les véritables sentiments dans tout ça ? La véritable peine ?
Quand l'importance du bon déroulement de la cérémonie telle qu'elle était prévue prend le pas sur la signification de la cérémonie en elle-même, quelle est la place accordée au défunt : élément du décor, prétexte... ?

Je conçois tout à fait qu'on rêve d'une belle cérémonie pour rendre hommage à une personne qu'on aimait. Mais pourquoi, à ce moment-là, aller lire des textes que tout un chacun pourra resservir au prochain décès au lieu de parler de ce que le défunt représentait pour nous ? Pourquoi mettre en scène les réactions des gens ?
Je comprends que la mère de P n'ait pas pu organiser tout toute seule et qu'elle ait confié la responsabilité d'organiser un peu la cérémonie à quelqu'un d'autre. Je comprends également qu'elle ne se soit pas rendue compte de ce qui allait se produire surtout si l'autre lui a laissé miroité la cérémonie dont elle rêvait pour son fils (ce que je pense). Ce que je ne comprends pas c'est que l'autre pseudo sorcière soit allée nous pondre une cérémonie théâtralisée pour des gens, somme toute, simples. Qu'elle ait transformé une cérémonie religieuse, un moment de recueillement, en show digne d'une série télé bas d'étage. Et qu'elle veuille en sus dire à cette pauvre mère qui vient de perdre son seul enfant comment il convient qu'elle fasse son deuil.

C'est vrai que je fais partie de ces gens qui sont dans le ressenti. Je ne m'en cache pas. Je ne fais les choses que si elles sont sincères. Si on m'avait collé ce programme entre les mains, je l'aurais refusé. Si on m'avait demandé de réagir tout de même en même temps que les autres à un moment qui ne me convenait pas, je ne l'aurais pas fait. Pas pour choquer, pas par esprit de contradiction. Juste parce que ça n'aurait pas été sincère. Et, surtout, jamais je n'aurais applaudi.
Comme l'a dit pôpa "de toute façon ça n'a choqué personne, c'est bientôt l'époque du Festival".

Si on a l'idée de me faire un coup pareil à mon enterrement, je sors de mon cercueil pour botter des arrière-trains !
Mercredi 27 juin 2007
- Par Rosa Negra - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Publié dans : Tiroir à foutoir
Oh allez, juste une minute. C'est rien, une minute. Alleeeeeeeeez...

Là ça fait deux ?

Oh allez, c'est rien deux minutes !

Abrège ? Ok.

YAAAAAAAAWWWWWWWWWWWPPPPPPPPPPPPP

Et encore, je vous ai épargné... ("qu'est ce qu'elle a pu nous épargner ?" - "ah bon, on peut faire pire ?" - regard incrédule)... ma danse de la victoire.

Si si, j'ai pété un plomb, mais juste une fois rentrée chez moi. Pas avant, hein. Pas folle la guèpe.

Vous auriez vu le regard de mes parents : fiers, ils étaient. On ne peut plus fier.

"C'est pépé et mémé qui seraient fiers d'avoir une licenciée dans la famille ! Dis, même mon père il serait fier !" (dixit môman)
Mardi 26 juin 2007
- Par Rosa Negra - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Publié dans : Tiroir à foutoir
Hier, nous ne savions pas précisément ce qui était arrivé à P. Les joies des batteries de portable. Sa mère a rappelé hier. Maintenant nous savons et ça n'aide pas.

Une femme de 50 balais lui a coupé la route. Soi disant qu'il roulait un peu vite. Et la marmotte ? Elle n'a pas eu une seule égratignure, rien, que dalle. Vous savez quoi ? Elle avait le soleil dans les yeux, elle ne l'a pas vu. Il faut être sacrément inconscient pour ne pas redoubler d'attention et ne pas lever le pied quand on a le soleil dans les yeux. Elle ne sait pas qu'une voiture c'est dangereux, qu'un accident est vide arrivé ? Cette dame-là a donc choisi de mettre sa vie en danger et celle d'une autre personne éventuellement en ne prenant aucune précaution.

Les gendarmes disaient dans un reportage sur les accidents de la route dans le Vaucluse que ce genre de situation où le conducteur prend un risque évident pour autrui comme pour lui (conduite en état d'ivresse, manque de précautions dans une situation de danger évidente, etc.) ne relève en fait pas du "prendre un risque" mais plutôt d'un meurtre prémédité (lorsqu'il y a mort).  Je trouve ça plutôt juste.
S'il y a un âge minimal pour passer le permis de conduire, c'est bien qu'on attend du futur conducteur qu'il soit apte à prendre en considération tous les paramètres afin d'éviter de se trouver dans une situation... définitive. Quand on conduit une voiture, on ne joue pas aux petites voitures. C'est dangereux. Comme d'autres choses, me direz-vous. Et vous auriez raison. Mais si on peut éviter de tuer quelqu'un on le fait, non ?
Lorsqu'on a le soleil dans les yeux (puisque c'est le problème ici), on y voit mal. Sur ce point, vous ne pourrez pas me contredire. Et si on y voit mal on fait attention, non ? Ça me semble logique. D'une pour ne pas avoir un accident à la con tout seul (genre rentrer dans un arbre, se fiche dans le ravin, emboutir une maison...). De deux, pour n'en causer à personne. Non ? Alors quand on a le soleil dans les yeux et qu'on ne fait rien pour minimiser le risque d'accident, c'est qu'on veut provoquer cet accident. Il n'y a pas d'autre façon de le dire. C'est du "j'ai le soleil dans les yeux, les autres automobilistes comprendront bien, et puis il n'auront qu'à me voir, eux". Ah ben non. Les autres automobilistes, eux, ils vont s'attendre à ce qu'on respecte le code de la route parce qu'ils ne sont pas sensés savoir qui a le soleil dans les yeux et qui ne l'a pas.

La mère de P n'a pas porté plainte immédiatement. Le choc, sûrement. Elle a un délai pour le faire. En espérant qu'elle le fera. En espérant qu'on retirera le permis de cette inconsciente. En espérant que cette dame a des remords, que ça va la bouffer et que ça lui servira de leçon pour la prochaine fois. En espérant que prochaine fois il n'y ait pas.

J'en vois qui se disent que c'est évident qu'elle va avoir des remords, la pauvre conductrice. Qui n'en aurait pas, hein ? Figurez-vous que ce n'est pas parce que vous auriez des remords et parce que j'en aurais aussi que tout le monde a des remords après ça. Des gens qui ont pour seul regret de s'être fait pincer, il y en a un paquet. Les mêmes qui "prennent" ce genre de risque à la con. Ne me dites pas que vous n'avez jamais vu ça. Dans quel monde vivez-vous ?

Sa mort est d'autant plus révoltante qu'elle est la conséquence de la connerie de quelqu'un qui essaie, en plus, de faire porter la faute sur la victime en disant qu'il conduisait vite à l'aide d'un témoin qui "a vu" qu'il "conduisait peut-être vite". Ben tu parles d'un témoin ! Quand on ne sait pas ce qu'on a vu c'est comme au "vote du public" de l'autre émission là, sur TF1 : on ne "vote" pas. Mais oui, vous savez, le présentateur le dit tout le temps : "ne votez que si vous êtes sûr". Beaucoup plus facile, en somme, de faire porter la faute à un petit jeune. Petit jeune = fou du volant. C'est si simple. Simpliste, même.
Dimanche 24 juin 2007
- Par Rosa Negra - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Publié dans : Tiroir à foutoir